Notice : porte drapeau, rôle et tenue

Porte drapeau :  histoire

Porte drapeau désigne les personnes qui assurent de manière bénévole, lors de manifestations particulières et patriotiques, le service du port d’un drapeau, ce dernier pouvant représenter le drapeau français, un régiment ou une association. Cette mission hautement honorifique peut être réalisée par d’anciens combattants ou non. Cette fonction s’est rapidement affirmé dans l’histoire et a posé son empreinte sur la plupart des grands événements qui ont façonné notre ère. C’est particulièrement lors de la révolution française en 1789, et avec la reconnaissance du drapeau tricolore comme pavillon national et symbole de la nation que la fonction et l’usage de drapeau de cérémonie connaissent un développement significatif.

Porte drapeau cérémonie

Porte drapeau : Arrivée  des Associations Patriotiques 170e anniversaire du retour du corps de l’Empereur Napoléon à Courbevoie le 15 décembre 2010

Si elle existe depuis des temps immémoriaux, systématiquement présente au cours des guerres, des événements officiels, etc…, cette fonction possède, en France notamment où le sentiment patriotique est exacerbé, une haute valeur symbolique d’affirmation de l’identité et des valeurs de la république.

 

 

Porte drapeau:  rôle lors des défilés

Porteur d’une hampe sur laquelle est attaché un étendard de cérémonie, il a pour rôle de le montrer à tous lors de cérémonies, de défilés ou de manifestations particulières. Généralement en tête de la formation ou du rassemblement, il peut être à pied, en véhicule ou à cheval et peut être accompagné, le cas échéant (et précisément dans le cadre de cérémonies militaires ou de pompiers) par une garde.

Porte drapeau lors d'une cérémonie

Porte drapeau détail

Du fait de sa valeur symbolique, ce rôle est majoritairement tenu par d’anciens combattants pour en accentuer l’authenticité et la force représentative du drapeau de cérémonie. Néanmoins, des personnes autres peuvent tenir la fonction. En effet, afin de contribuer à la pérennisation de cette mission, certaines associations telles que l’ONACVG (Organisation Nationale des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre) œuvrent activement afin d’assurer une mobilisation efficace des jeunes générations.

Qu’il représente les couleurs de la république, l’institution militaire, le corps des pompiers ou toutes autres corporations qui œuvrent à l’intérêt national, il rend hommage, du fait de sa présence symbolique, aux combattants, à ceux qui ont donné leur vie pour servir leur pays. En ce sens, l’exercice de cette mission place la dignité comme le premier de ses principes fondateurs.

 

La tenue et les éléments liés au drapeau de cérémonie présenté

Comme toute personne ayant un rôle clé dans le cérémonial officiel, le porte-drapeau obéit à un code vestimentaire précis et doit présenter un certain nombre d’éléments indispensables.

Les attributs principaux sont la hampe, qui peut être portée à une ou deux mains et qui peut se voir accompagner, pour améliorer la portabilité de l’ensemble, d’un baudrier ou une ceinture en accueillant la base. Cet attirail peut être en cuir ou en tissu. Du fait de l’honneur qui lui est donné de porter l’emblème qu’il représente, il se doit d’être bien évidemment dans une tenue vestimentaire impeccable, de préférence en costume sombre ou dans la tenue de son arme d’origine (militaires ou pompier) s’il est autorisé à la porter. Le port de gants blancs est également réglementaire, en respect de l’emblème porté. Pour le cas des personnes ayant servi les armes de la France, le port des décorations est autorisé sur le côté gauche de la tenue.

 

Notice : Histoire de l’étendard

Étendard : origine

L’Étendard est d’une manière générale le drapeau de la cavalerie il dérive de la bannière, de la cornette et du guidon. Mais à l’origine il désigna surtout le drapeau du roi, notamment à la fin du xve siècle et au commencement du xvie, tandis que les drapeaux de la cavalerie étaient spécialement les guidons, les cornettes et ceux de l’infanterie étaient les enseignes. C’est ainsi que l’étendard du roi Louis XII était jaune et rouge, chargé d’un porc-épic, tandis que l’étendard français était jaune et noir, chargé d’une petite croix noire.

Étendard: dessin

Étendard sous Charles VIII

La croix blanche était cependant considérée alors en Italie comme le signe français, mais les fonds des étendards variaient extrêmement. Comme drapeau des troupes à cheval, on peut dire que l’étendard est le successeur immédiat de la bannière, le signe distinctif des compagnies soldées par le roi et combattant ordinairement sous ses couleurs et ses devises. Sous Charles VII, ces étendards semblent vermeils avec un soleil d’or ; sous Charles VIII, la garde écossaise a son étendard « long d’une toise, rouge, blanc, vert, à l’image de saint Michel, et un soleil auprès ». Sous Louis XII, ces étendards sont longs, à deux pointes, rouges et jaunes; on y retrouve le saint Michel et le soleil, avec le porc-épic couronné, emblème du roi, mais d’autres étaient carrés, rouge lie de vin, avec un soleil rayonnant d’or, etc.

Étendard de Louis XII

Étendard représentant Louis XII

Les XVe et XVI siècles

Les étendards, aux diverses périodes de notre organisation militaire, suivirent les mêmes lois que les enseignes ; leurs couleurs varièrent suivant celles des chefs de corps, sauf l’étendard du colonel général de la cavalerie la gendarmerie demeurant toujours exceptée, car un étendard était dit guidon  ou même enseigne ; et elle était commandée par le roi seul, qui avait son drapeau à lui, et en son absence par le connétable qui lui servait de vicaire qui demeura blanc comme l’enseigne colonelle de l’infanterie. L’organisation de la cavalerie ayant été encore moins rapide que celle des troupes à pied, une certaine confusion subsista dans ses étendards pendant les XVe etXVI siècles,et leur forme varia un peu à la fantaisie des chefs de corps dont ils portaient les couleurs.

Étendard formes différentes

Étendard : trois types d’étendards

Mais, d’une manière générale, ils tendent à devenir carrés et plus petits que ceux de l’infanterie, portent des franges d’or et d’argent et rarement des cordons et des cravates. Ils sont montés sur des hampes de 6 à 8 pieds et portés par des officiers (cornettes, guidons, puis porte-étendards). En 1635, il n’y avait qu’un seul étendard blanc dans la cavalerie c’était celui du colonel général de cette arme, et il était porté par un cornette, dans la première compagnie du régiment appartenant au colonel général. L’étendard blanc de la gendarmerie était porté par le porte-cornette de France, et cette charge survécut à celle de connétable, lorsque cet étendard fut donné aux grenadiers à cheval de la maison du roi (1676-1776). Les troupes qui combattaient à pied ou à cheval (mousquetaires de la garde du roi au XVIIe siècle) avaient drapeaux et étendards, suivant la manière dont elles servaient l’un était porté flottant et tenait la droite de l’autre qui restait plié. Le nombre d’étendards équivalait au nombre des compagnies d’un régiment ; mais, quand une partie de celles-ci avait été supprimée, le colonel n’en gardait pas moins ses étendards, si bien qu’un régiment tombé de douze compagnies à quatre, gardait douze étendards.

Le  XVIIe siècle

Au XVIIe siècle, les étendards différaient des drapeaux de l’infanterie en ce qu’ils étaient plus petits, frangés, ne portaient ni cravates, ni cordons, ni la croix, ni plusieurs couleurs sur une même face; ils étaient pleins, c’est à dire d’une seule couleur, ordinairement rouge ou bleue, parfois jonquille, verte, cramoisie, même noire, et rehaussés du soleil d’or et de la devise de Louis XIV. Comme le roi et les officiers fournissaient les étendards aux régiments dont ils étaient propriétaires, les étendards étaient à leurs couleurs suivant les compagnies, et répondaient à celles des bandoulières, des housses, des chaperons, des fontes, des tabliers, des timbales. Des devises et emblèmes étaient brodés sur le tableau. La confusion était telle que sur 16 types d’étendards de chevau-légers on en comptait 6 blancs, 5 rouges, 1 jaune, 4 bleus. On distingua en 1786 les régiments de l’état-major général par des étendards disposés en trophées brodés aux coins des housses et sur les chaperons des fontes; leur nombre et leurs couleurs faisaient les différences.

SOURCE : Grande Encyclopédie

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